• C'est ce qu'affirme Serge Tisseron ( psychiatre et psychanalyste ) dans son ouvrage "Qui a peur des jeux vidéos" ?

    En effet, ce scientifique affirme, dans un article du journal Le Monde ( daté du 6 janvier 2009 ), que les jeux vidéos comportent des aspects positifs, surtout pour les adolescents. Il nous dit que ces derniers facilitent l'autosatisfaction car ils permettent aux jeunes de dépasser leurs limites et d'en être récompensé ( en accédant à une nouvelle épreuve ).

    De plus, selon Serge Tisseron, les joueurs mettent en scène leur entourage, leur famille, leurs amis, et de ce fait leurs conflits ( conscients ou inconscients ) avec leur entourage. Ces jeux deviennent alors un exutoire sur lequel repose leur stabilité émotionnelle et mentale. Ils incarnent, dans ce monde imaginaire, l'homme ou la femme qu'ils auraient souhaité être dans la vie réelle.

    Enfin, il compare les rites de passage auquels doit se confronter un adolescent pour devenir adulte, aux rites de passage d'un niveau à l'autre. Il affirme que dans notre société, en perte de repères, l'adolescent qui participe à des jeux vidéos, a réussi à substituer les rites initiatiques vers le monde adulte par des rituels de passage virtuels, qui sont gratifiant pour lui car reconnu par les autres joueurs.

    En conclusion, il réfute l'utilisation du terme d'addiction en parlant des joueurs, mais préfère la qualification de "joueurs excessifs", et compare l'utilisation des jeux vidéos à la diffusion de certains films.


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  • Selon le Dr Mark Griffiths
    Le Dr Mark Griffiths de l'université de Nottingham Trent est spécialisé dans l'addiction aux jeux vidéo.  Voici son test permettant de reconnaître rapidement si un enfant à une conduite addictive aux jeux vidéo :
    • Il joue presque tous les jours ?
    • Il joue souvent pendant de longues périodes : 3-4 heures
    • Il joue pour l'excitation qu'il en retire
    • Il est de mauvaise humeur quand il ne peut pas jouer
    • Il délaisse les activités sociales et sportives
    • Il joue au lieu de faire ses devoirs
    • Les tentatives de diminuer son temps de jeu sont des échecs
    En cas de réponse positive à plus de quatre de ces questions, l'enfant joue probablement trop et il existe un problème.
     

    Selon Tejeiro RA and Bersabe-Moran RM
    Critères diagnostics publiés dans Measuring Problem Video Game Playing In Adolescents.

    • Augmentation du temps passé à jouer ou à y penser, ou à programmer ses prochaines parties, ou à se remémorer ses anciennes parties.
    • Mauvaise humeur, irritabilité lorsqu'on est incapable de jouer
    • Augmentation du temps passé à jouer dans les moments difficiles
    • Tentatives échouées à contrôler son temps de jeu
    • Dissimulation du temps passé à jouer à ses parents ou amis
    • École buissonnière, devoirs non fait, pour jouer davantage aux jeux vidéos
    • Coucher tardif, repas manqués et diminution du temps passé en famille ou avec ses amis pour jouer davantage

     Le plus d'Antoine & Gwen :

    20 questions à se poser pour évaluer à sa "pécéconsommation"

    Croyez-vous que vous passez trop d'heures devant l'écran de votre ordinateur ou dans Internet ?
    Est-ce qu'un des premiers gestes que vous accomplissez le matin au réveil est de démarrer votre ordinateur ?
    Vous arrive-t-il le soir ou la nuit de combattre le sommeil afin de naviguer plus longtemps dans Internet ?
    Vous obstinez-vous à «chatter» de longues heures ?
    Dans le cadre de votre travail (présenter une conférence, un rapport), vous arrive-t-il de passer plusieurs heures à travailler la mise en page, la forme, le pictural de votre présentation sans pour autant en améliorer le contenu ?
    Avez-vous de la difficulté à être éloigné de votre ordinateur pendant plusieurs jours ou pendant les vacances ?
    Vous arrive-t-il lors de périodes d'insomnie de vous lever et d'aller utiliser votre ordinateur ?
    Sentez-vous que votre travail peut être ralenti ou affecté par l'attente obsessive d'une réponse à un message que vous avez transmis par courrier électronique ?
    Êtes-vous déçu lorsque vous ne recevez pas beaucoup de réponses à vos courriers électroniques ou que les réponses mettent du temps à vous parvenir ?
    Vous arrive-t-il d'attendre avec impatience que les membres de votre famille aillent se coucher ou que des amis écourtent leur visite afin de pouvoir utiliser votre ordinateur ?
    Avez-vous choisi de vous orienter ou de travailler dans le domaine de l'informatique afin de camoufler ou de vous donner bonne conscience quant au temps passé à votre ordinateur ou dans Internet ?
    Vous arrive-t-il d'enregistrer un bon film à la télévision et de remettre son visionnage à plus tard afin de naviguer plus longuement dans Internet ?
    Avez-vous souvent envie de passer vos journées à naviguer dans Internet ?
    Préférez-vous la facilité du contact «chatline» aux relations interpersonnelles directes ?
    Vivez-vous de la frustration lorsqu'Internet ne fonctionne pas ou que vous êtes incapable d'établir une connexion au système ?
    Avez-vous de la difficulté à limiter votre temps d'utilisation de l'ordinateur ou d'Internet en dehors des besoins de votre travail ?
    Y a-t-il des gens dans votre entourage qui vous reprochent d'utiliser votre ordinateur trop souvent ou trop longtemps ?
    Souffrez-vous de relations interpersonnelles moins satisfaisantes avec votre entourage immédiat à cause de l'utilisation que vous faites de l'ordinateur ?
    Avez-vous de la difficulté à contrôler vos impulsions lorsqu'il s'agit d'un achat de produit informatique ou d'un service offert par Internet ?
    Avez-vous tenté, sans succès, de diminuer l'utilisation d'Internet ?
    Avez-vous tendance à vous isoler socialement à cause de l'utilisation que vous faites de votre ordinateur et d'Internet ?
    Vous êtes-vous fait installer une deuxième ligne téléphonique afin de naviguer plus librement et plus longuement dans Internet ?
    Vous arrive-t-il de négliger votre travail ou vos activités personnelles pour naviguer dans Internet ?
    Vous sentez-vous moins efficace au travail (fatigue) à cause d'une trop grande utilisation d'Internet ?
    Vous arrive-t-il de vous défendre d'être cyberdépendant ?

    A chacun de faire son auto-analyse et d'en tirer ses propres résultats !

    Conclusion
    Si votre Moi se dilue dans les jeux vidéos ou dans votre écran d'ordinateur, consultez un psychologue est nécessaire pour retrouver votre identité. Ne restez pas seul dans votre état de dépendance.


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  • Le Dr. Maressa Hecht Orzack, directeur du service d'addiction à l'ordinateur à L'université d'Harvard, affilié à l'hopital McLean, dit que l'aspect social prédomine dans l'addiction aux jeux : "Beaucoup des patients vivent seuls, en jouant ils se sentent appartenir à une communauté et parfois le jeu leur apporte les seuls amis qu'ils aient".
    Les symptômes de l'addiction à l'ordinateur selon le Computer Addiction Services sont assez spécifiques :

     
    • Les symptômes psychologiques
    o Sensation de bien être voire d'euphorie devant l'ordinateur
    o Incapacité à stopper l'activité
    o Passer de plus en plus de temps devant l'ordinateur
    o Négliger sa famille ou ses amis
    o Se sentir vide, déprimé, irritable quand on ne se trouve pas devant l'ordinateur
    o Mentir à son travail ou à sa famille sur ses activités
    o Problèmes à l'école ou au travail

    • Les symptômes physiques
    o Syndrome du canal carpien (douleurs dans le poignet)
    o Yeux secs
    o Migraines régulières
    o Douleur dorsale et cervicale
    o Alimentation irrégulière, repas sautés
    o Difficultés à assurer une hygiène correcte
    o Trouble du sommeil, changement de cycle du sommeil


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  • Quand l'ordinateur occupe de plus en plus de place dans la vie, il peut devenir un véritable objet d'addiction. Omniprésent, il entraîne de nombreux comportements compulsifs irrépressibles. Le cyberdépendant vérifie sa boîte à message toutes les 10 minutes, il consulte et re-consulte inlassablement les mêmes sites Internet ou passe d'innombrables heures à jouer en réseau. Même en vacances, il ne peut pas se séparer de son objet transitionnel et lemporte partout avec lui.

    La cyberdépendance est une forme de toxicomanie moderne. Lorsque l’on reste scotché irraisonnablement à son écran, il arrive même que l’on en oublie de manger et qu’une perte de poids importante en soit la conséquence. Toxique pour la santé quand la consommation du clavier devient incontrôlable, elle nous fait perdre notre énergie.
    Véritable aspirateur de vie sociale, la cyberdépendance nous isole des autres, exactement, comme opèrent de manière lancinantes, toutes les autres drogues. Englouti dans l’univers virtuel, le cyberdépendant perd le contact avec les autres du monde « réel ».  Le désinvestissement par rapport à ses engagements familiaux engendre donc même parfois des séparations dans les couples et des drames familiaux. Oui, la cyberdépendance appauvrit la vie affective, relationnelle et même intellectuelle.

    À partir de quand, à partir de combien d'heures de jeu par jour ou par semaine peut on parler d'abus et de consommation excessive ?
    La frontière entre le normal et le pathologique est bien évidemment difficile à fixer. Certaines personnes sont davantage « reliées » à leur ordinateur pour des raisons professionnelles évidentes mais n’en éprouvent pour autant aucun plaisir particulier.
    Parfois, les excès sont passagers quand on découvre un nouveau jeu vidéo ou que l’on participe à d’intéressants forums sur Internet ; on va alors y consacrer plusieurs soirées entières mais le retour aux autres humains et aux autres activités se feront naturellement. Il ne s’agit pas là d’addictions mais de passions passagères.
    Cependant, passer régulièrement plusieurs heures par jour à jouer, surtout si on le fait seul, est bien sûr inquiétant et certainement excessif. C'est quand il n'y a plus d’échange avec les autres qu'il faut commencer à se poser des questions.

    Dans le cas de la véritable dépendance, la vie s'organise autour du jeu ou du clavier et le fonctionnement social, intellectuel et affectif en est affecté. Dans la plupart des cas, la personne essaie de fuir ou d'exprimer un besoin ou un malaise intérieur. De nombreuses personnes qui ont un problème avec le jeu compulsif, jouent dans le but de fuir des émotions douloureuses. Par exemple, les joueurs dépressifs peuvent ressentir un regain d'énergie ou une libération d'endorphine en jouant.
    Il s'agit essentiellement d'une dépendance psychique qui se traduit par un désir persistant d'aller jouer ou de surfer sur Internet. Il n'y a pas à proprement de parler de dépendance physique qui nécessiterait un sevrage.


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  • Le phénomène d'addiction peut être caractérisé par différents symptômes, tels que :

    - Impossibilité de résister à l'impulsion de passage à l'acte.

    - Sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement.

    - Soulagement ou plaisir durant la période.

    - Perte de contrôle dès le début de la crise.


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