• La cyber dépendance :

    Quand l'ordinateur occupe de plus en plus de place dans la vie, il peut devenir un véritable objet d'addiction. Omniprésent, il entraîne de nombreux comportements compulsifs irrépressibles. Le cyberdépendant vérifie sa boîte à message toutes les 10 minutes, il consulte et re-consulte inlassablement les mêmes sites Internet ou passe d'innombrables heures à jouer en réseau. Même en vacances, il ne peut pas se séparer de son objet transitionnel et lemporte partout avec lui.

    La cyberdépendance est une forme de toxicomanie moderne. Lorsque l’on reste scotché irraisonnablement à son écran, il arrive même que l’on en oublie de manger et qu’une perte de poids importante en soit la conséquence. Toxique pour la santé quand la consommation du clavier devient incontrôlable, elle nous fait perdre notre énergie.
    Véritable aspirateur de vie sociale, la cyberdépendance nous isole des autres, exactement, comme opèrent de manière lancinantes, toutes les autres drogues. Englouti dans l’univers virtuel, le cyberdépendant perd le contact avec les autres du monde « réel ».  Le désinvestissement par rapport à ses engagements familiaux engendre donc même parfois des séparations dans les couples et des drames familiaux. Oui, la cyberdépendance appauvrit la vie affective, relationnelle et même intellectuelle.

    À partir de quand, à partir de combien d'heures de jeu par jour ou par semaine peut on parler d'abus et de consommation excessive ?
    La frontière entre le normal et le pathologique est bien évidemment difficile à fixer. Certaines personnes sont davantage « reliées » à leur ordinateur pour des raisons professionnelles évidentes mais n’en éprouvent pour autant aucun plaisir particulier.
    Parfois, les excès sont passagers quand on découvre un nouveau jeu vidéo ou que l’on participe à d’intéressants forums sur Internet ; on va alors y consacrer plusieurs soirées entières mais le retour aux autres humains et aux autres activités se feront naturellement. Il ne s’agit pas là d’addictions mais de passions passagères.
    Cependant, passer régulièrement plusieurs heures par jour à jouer, surtout si on le fait seul, est bien sûr inquiétant et certainement excessif. C'est quand il n'y a plus d’échange avec les autres qu'il faut commencer à se poser des questions.

    Dans le cas de la véritable dépendance, la vie s'organise autour du jeu ou du clavier et le fonctionnement social, intellectuel et affectif en est affecté. Dans la plupart des cas, la personne essaie de fuir ou d'exprimer un besoin ou un malaise intérieur. De nombreuses personnes qui ont un problème avec le jeu compulsif, jouent dans le but de fuir des émotions douloureuses. Par exemple, les joueurs dépressifs peuvent ressentir un regain d'énergie ou une libération d'endorphine en jouant.
    Il s'agit essentiellement d'une dépendance psychique qui se traduit par un désir persistant d'aller jouer ou de surfer sur Internet. Il n'y a pas à proprement de parler de dépendance physique qui nécessiterait un sevrage.


  • Commentaires

    1
    lila florence
    Lundi 4 Juin 2012 à 19:34

    c'est vrai que ce phénomène est de plus en plus répandu sans dout à cause de sa médiatisation et de l'essor des jeux vidéos et PC.

    bon article

    bonne continuation

     

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